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La pensée Macron - Politique / Foxoo
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Source : Evan Publié le 08/11/16 | Vues : 275

La pensée Macron / Politique


Synthèse non officielle réalisée par Evan Le Guillouzic, électeur, adhérent En Marche.
Retrouvez-moi sur Twitter @evan_lg

Sources :
http://politique.foxoo.com/sources-articles,videos,meetings,interviews-relation-avec-@emmanuelmacron,nx16111009140525877.html


Démocratie et représentativité

La démocratie est confisquée : les âges, les sexes, les origines, les conditions sociales ne pas justement représentées. Pour renouveler la vie politique il faut avancer sur le non cumul des mandats, sur le non cumul des mandats dans le temps. Nous avons besoin de laisser monter d’autres personnes dans l’accès aux responsabilités, faire monter des talents, encourager de nouvelles personnes à se lancer, en particulier ceux qui ne sont ni fonctionnaires, ni collaborateurs d’élus ou salariés d’un parti, ni professionnels libéraux, ceux qui n'ont pas l'habitude de parler en public, c’est à dire toute cette France qui n’est pas assez représentée.

Il faut aider ceux qui exercent une responsabilité politique à retrouver une vie normale (une fois leur mandat effectué), notamment les femmes et hommes qui viennent du secteur privé.

La proportionnalité permet de déverrouiller le système avec des coalitions de conviction, des majorités d'idées plutôt que des coalitions d’appareil. Il faut avancer sur la proportionnalité à travers une réforme de notre mode de scrutin. Il n’y a plus aucun consensus au sein des partis politiques tels qu’ils sont aujourd’hui constitués : sur le sujet de l’Europe, sur les sujets des inégalités, sur le sujet de la transformation de notre modèle productif, de la transition énergétique et numérique, sur le sujet d’une société ouverte qui doit faire face à des défis sécuritaires, sur le sujet de la mondialisation, … Sur ces sujets, les grands partis préfèrent écraser les différences pour trouver des compromis boiteux. L’heure n’est plus à l’alliance des contraires, elle est à l’alliance des possibles, avec la participation de chacun, des débats démocratiques, un rôle donné aux citoyens dans l’élaboration des normes, dans la consultation très en amont sur les grands projets.

L’Europe.

Notre vocation universelle exige que la France soit européenne. L’Europe n’est pas parfaite, elle doit renouer avec deux valeurs cardinales au coeur de sa promesse : la souveraineté et la démocratie.

Nous devons refonder l’Europe, organiser des conventions démocratiques dans l’ensemble des pays, consacrer six mois à un an pour un vrai débat citoyen pour définir les principes d’une Europe que nos concitoyens veulent, une vision partagée. Il faut associer les peuples à la redéfinition d’un nouveau projet européen.

Responsabilité, évaluation et diagnostic

Le Président de la République doit rendre des comptes chaque année de ce qui a été fait, ou n’a pas été fait, devant une commission choisie par tirage au sort de concitoyens aidés et accompagnés par la Cour des Comptes. Nous devons avoir une culture de l’évaluation et du diagnostic plus développée. Les lois prises, nous devons regarder l’efficacité, regarder ce qui marche, ce qui ne marche pas, pour ensuite, deux ou trois ans plus tard les corriger et s’imposer cette discipline d’une évaluation régulière. Nous sommes dans un pays qui évalue trop peu et qui légifère trop souvent.

Sur les sujets importants, sur les questions de sécurité nationale, des commissions d’enquête parlementaire doivent être constituées, avec un travail en toute transparence, pour recréer les conditions de la responsabilité et la confiance dans les gouvernants.

Les ministres doivent être nommés uniquement sur le critère de leur expertise et leur potentiel pour les sujets qu’ils auront à traiter.

Pour plus d’efficacité, il faut une équipe gouvernementale resserrée et moins d’élus au niveau national.

Un nouveau partage démocratique

Pour plus d’efficacité, il faut un nouveau partage démocratique.

Avant de voter les lois, nous devons avoir une culture de la présentation, avec des débats citoyens en amont du texte de loi, pour parler des enjeux et grands objectifs, puis avoir une procédure plus courte, avec un seul examen à l’Assemblée et au Sénat, et des décrets d’application plus rapides.

Il faut déconcentrer avec plus d’autonomie dans les universités, les écoles, les services de l’Etat. A l’administration centrale de concevoir la stratégie, de contrôler a posteriori. Aux acteurs de terrain d’agir efficacement, de construire les bonnes solutions. Il faut réfléchir à toutes les décentralisations possibles pour recentrer l’Etat sur le coeur de ses missions, être un Etat qui garantit, une Etat qui assure la cohérence, qui tient les fonctions régaliennes, mais qui ne cherche pas en même temps à tout faire. Nous pouvons également accentuer des délégations de services publics : certaines missions peuvent être confiées à des associations, des bénévoles ou des entreprises privées, sur le modèle d’une République contractuelle.

Le rôle des différents acteurs.

L’Etat doit définir des règles stables, claires et lisibles pour tous, afin de pouvoir entreprendre, prendre des risques, oser, s’organiser. Il doit intervenir lorsque la concurrence est déloyale, protéger les secteurs stratégiques, accompagner les changements de long terme. L’Etat doit être fort et implacable là où où il est indispensable. Il doit assumer ses choix, les porter, les expliquer en les donnant à voir sur le long terme.

Les syndicats ont un rôle fondamental à jouer dans les branches, dans l’entreprise, pour construire les bons compromis, pour trouver les équilibres au plus près du terrain et des réalités économiques.

Les entrepreneurs doivent prendre en compte la responsabilité sociale et environnementale.

La société du choix, égalité et mobilité

Notre société ne garantit plus un accès égal à la sécurité, à l’éducation, à la santé, au logement, au travail. Aussi longtemps qu’il y aura de l’uniformité il y a aura de l’inégalité. Parce que nos situations sont profondément différentes. Notre système de l’uniformité, de l’indifférenciation, de la massification, produit de l’injustice malgré les normes, malgré les protections.

Dans le système actuel, le choix est réservé à quelques privilégiés. Tous les autres se contentent de l’immobilité. Il faut remettre notre société en mouvement en donnant à chacun les moyens de choisir sa vie, comme il l’entend. Les politiques publiques doivent améliorer la vie des Français plutôt que les contraindre.

L’Etat doit garantir un socle, de manière plus rigoureuse, en matière de sécurité, d’accès au travail, à la mobilité, à l’éducation, aux soins. Sur ces priorités, il faut construire une refondation en profondeur de notre modèle.

Sécurité .

Dans la lutte contre le terrorisme et l’insécurité, la proximité est un élément essentiel. Il faut passer d’une société de l’état d’urgence à une société de vigilance. Chacune et chacun a un rôle à jouer pour identifier la menace.
La lutte contre le terrorisme est avant tout une bataille du renseignement. Le rétablissement d’une police de proximité est également essentiel. Elle devra créer un lien de confiance avec les Français.

Travail, Emploi.

Le travail doit être pensé différemment à cause du numérique qui va conduire des centaines de milliers de Français à repenser leur vie professionnelle, à se requalifier pour aller d’un secteur à l’autre, pour travailler différemment dans leur quotidien.
La réponse au chômage d’aujourd’hui ce n’est pas la préservation du modèle actuel qui n’a eu aucun effet sur le chômage de masse.

Le retour de la croissance passera par une vraie politique européenne à travers le couple franco-allemand. Mais la croissance n’est pas la cause profonde du chômage de masse.

La première cause est notre modèle social lui-même et son financement qui repose pour l’essentiel sur le travail. La deuxième cause ce sont les normes, trop rigides, trop nombreuses, trop instables. C’est pourquoi il faut simplifier de nombreux points liés à notre économie, en particulier notre droit du travail. Il faut lever les verrous à l’embauche et donner de la visibilité, de la stabilité au chef d’entreprise.
Il faut renforcer la négociation dans la branche et dans l’entreprise pour ce qui relève du droit du travail. La loi, quant à elle, doit définir le minimum commun pour tous, fixer les règles, définir un cadre.
Nous ne voulons pas d’une société de statuts, avec des protections bien établies pour certains, une économie de rigidités qui ne permet pas de faire face à nos défis.
Il y a des secteurs d’activité qui sont amenés à disparaître, des emplois qui vont devoir changer. C’est pourquoi il faut protéger et accompagner les individus pour leur permettre de prendre des risques dont ils ont besoin à chaque moment de leur vie. Nous pourrions par exemple déconnecter les droits de l’assurance chômage à la détention du poste occupé et également au fait même d’être licencié. Nous devons réfléchir à la possibilité qui pourrait être offerte aux individus qui décident de changer d’entreprise, de changer de secteur d’activité, d’avoir des droits pour se réorienter dans la vie.

La durée du travail pourrait être modulée selon l'âge. Les branches professionnelles pourraient négocier une possibilité pour les salariés qui le souhaitent de travailler moins à partir de 50 ou 55 ans : 30 heures, 32 heures, pourquoi pas ? En revanche, pour les jeunes la durée pourrait être plus longue.

Emploi et Formation professionnelle.

Ce sont les plus fragiles qui ont le plus besoin de se former. Notre organisation actuelle est trop complexe et mal comprise du plus grand nombre. Il faut simplifier les démarches qui permettent l’accès à la formation professionnelle. Le système doit devenir transparent pour les travailleurs et pour les employeurs. Les formations proposées doivent également être évaluées, pour vérifier qu’elles ont atteint leur objectif, celui de l’accès à l’emploi.
Il faut redonner les clefs du système aux acteurs de la formation, en recentrant les partenaires sociaux sur le conseil aux entreprises et l’accompagnement des travailleurs.

Mobilité.

Il faut faire en sorte que les Français choisissent leur mobilité plutôt que de la subir.
Cela suppose des politiques actives en matière de logement et de transport. Il faut avoir dans les zones tendues une vraie politique de l’offre de logements, une vraie politique de construction, de mixité.

Education.

Il faut inventer une école qui solidifie un socle de compétences, une base fondamentale qui est la condition pour pouvoir ensuite choisir, s’émanciper, aller vers d’autres secteurs, en fonction de ses aptitudes ou préférences personnelles.
L’école doit être le lieu où on apprend à apprendre, à travailler en équipe.

Il faut donner plus d’autonomie aux professionnels, aux enseignants pour leur permettre d’innover. Cela suppose de repenser le métier d’enseignant, le métier de la transmission.

Il faut repenser l’Orientation qui disfonctionne avec 150 000 jeunes qui chaque année ne trouve pas d’emploi à l’issue d’études universitaires sans véritables débouchés.

Santé.

Il vaut mieux un système de santé qui nous empêche de tomber malade qu’un système qui nous soigne. Notre système n’est pas efficace pour prévenir la maladie. Parler santé, ce doit être avant tout parler éducation, prévention, pollution, environnement, espace dans lequel on vit, alimentation.
Les médecins doivent faire moins d’administratif, ne plus faire des tâches dont la qualification n’est pas celle d’un médecin, passer d’une rémunération à l’acte à une rémunération qui valorise leur travail en terme de prévention, de conseil, d’accompagnement.

Retraite.

La retraite doit pouvoir se faire à la carte, modulée selon les individus et les situations. Appliquer des critères de pénibilité de manière arbitraire ne fait que recréer des régimes spéciaux.

Etre français.

Etre français n’est pas seulement une question de droit du sol, de droit du sang, de droit d’asile ou de papiers d’identité. Tous ceux qui s’engagent pour la France, qui veulent la France au quotidien, sont Français. On peut être Français avant de le devenir.

Environnement.

L’Etat doit envoyer les bons messages aux acteurs pour investir et favoriser l’innovation, soutenir les entreprises pour une économie bas carbone, renforcer la fiscalité environnementale.

Protection sociale.

Il faut refonder la Sécurité sociale pour créer les nouvelles sécurités dont l’Etat a besoin. Ce système actuel, organisé de façon statutaire, financé uniquement sur le travail, ne permet plus de répondre à une société en mouvement. Le financement de notre protection sociale doit porter davantage sur la consommation, la pollution et d’autres revenus que ceux du seul travail.
Nous devrions tous avoir les mêmes droits, la même protection sociale, pour faire face aux grands risques de la vie, à commencer par celui du chômage.
Les pouvoirs publics doivent reprendre à leur charge la stratégie et les décisions de l’UNEDIC.

Religion et Islam.

En France la liberté de conscience est totale. Certains comportements, placés sous le signe du religieux, quand ils sont imposés à la personne qui les pratique, sont inacceptables. Aucune obligation, aucune pression, aucune coercition n’est acceptable. En France on ne négocie ni les principes élémentaires de civilité ni l’égalité entre les hommes et les femmes. On ne négocie pas la liberté.

Nous devons intégrer pleinement l’Islam en France, reconnaître sa place, soutenir des prédicateurs respectueux des règles de la République, laisser les Français musulmans prendre leurs responsabilités en toute transparence, en coupant les ponts à des organisations parfois occultes, à des modes de financement inacceptables. Nous devons démanteler les organisations qui prêchent la haine de la République, la haine de nos valeurs.

La vocation française.

La vocation française est d’éclairer la marche du monde, en portant un message universel et humaniste. La France est un pays qui a la prétention de parler au nom de l’humanité. La France est une espérance, l’espérance du progrès. La France est une volonté, celle de ne laisser personne au bord du progrès.

Migrants.

Accueillir des réfugiés, c’est notre responsabilité. Nous devons réformer les conditions d’accès aux nombreuses demandes d’asile, examiner rapidement les demandes et tirer les conséquences pour les principaux intéressés.

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