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Jean-Marie Cavada démissionne de la présidence de Nous Citoyens - Politique / Foxoo
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Jean-Marie Cavada démissionne de la présidence de Nous Citoyens / Politique


Par une lettre aux adhérents et aux sympathisants, Jean-Marie Cavada signifie sa démission du mouvement Nous Citoyens et de sa fonction de président :


"Mesdames, Messieurs les adhérents, Mesdames, Messieurs les sympathisants,

L’ambition portée par le Mouvement Nous Citoyens, qui proposait une réponse concrète face à l’échec des partis politiques, illustrait à mes yeux l’initiative française qui appelle le citoyen à se mobiliser pour redresser le pays. En septembre 2014, j’ai accepté avec enthousiasme, le poste de Président que me proposait le fondateur venu me chercher et qui s’est matérialisé par une décision du CoDir en octobre. Dès lors, j’ai parcouru quasiment toutes les régions, et j’ai compris que l’élan de transformation de la France est réel dans ce pays où l’abstention est le premier parti, talonné par les extrêmes.

Grâce à nos rencontres de terrain, j’ai été renforcé dans ma conviction que cet élan nouveau ne pouvait tirer sa force que d’un profond respect des militants : ce qui exige de les impliquer dans toutes les instances de décision du Mouvement. Or j'ai vite eu le sentiment que l'on en en était loin.

Je vous ai proposé mon programme de mise en place des instances démocratiques et d’actions politiques début 2015. Avec l’équipe permanente conduite par sa Secrétaire générale, nous avons mis en place à marche forcée, pour rattraper le temps perdu, des structures stables et totalement démocratiques (élections et non nomination des délégués régionaux, mise en place du parlement du Mouvement, organisation à venir d’une grande réunion des militants en septembre 2015, dont la première partie doit être une assemblée générale extraordinaire pour modifier les statuts et concrétiser ainsi les pouvoirs des régions, et l’après-midi un congrès consacré aux perspectives politiques). Malheureusement, nous avons été mis en minorité au sein du CoDir.

Depuis février 2015, j'ai été confronté à l’ire de l’ancien président et de sa garde historique rapprochée qui ont mené une véritable campagne de dénigrement à mon égard au détriment de la consolidation du Mouvement.

Ainsi, le fondateur et quelques-uns de ses amis ont essayé d’imposer un député-maire – par conséquent cumulant deux mandats - en refusant le débat démocratique sur un sujet pourtant fondamental engageant l’avenir de notre Mouvement et en me reprochant mon intransigeance.

Plus grave, toute évolution des statuts dans une vétusté autoritaire qu’aucun parti n’ose plus imaginer, s'est trouvée bloquée. C’est ainsi que j'ai constaté et n'ai pu l'admettre, que l’Assemblée générale (organe délibérant) d’un Mouvement de presque 14000 adhérents est constituée par moins de 10 personnes dont certains sont aussi membres du Comité directeur (chargé de l'exécutif).



Contre ces vents contraires, j’ai tout entrepris, avec votre appui, pour continuer à susciter des adhésions, ce qui fut fait et gérer le Mouvement. Je n'ai pas admis le refus opposé par le Comité directeur aux adhérents très impliqués qui demandaient à devenir « membres actifs » de l’Assemblée générale. Ce fut pour moi un point de rupture.

De même, un texte, improprement appelé « motion » (alors qu’il ne peut y avoir de motion sans le vote des adhérents réunis en congrès), a introduit un ferment de division dans les régions. Avec courage et beaucoup de bonne volonté, cherchant une issue positive, la région Rhône-Alpes a tenté de faire aboutir une « médiation » pour trouver une solution pérenne dans l’intérêt du Mouvement.

Lors de cette séance, j’ai accepté les propositions du médiateur Rhône-Alpes sur la base du texte qui avait été préparé. Le fondateur l’a refusé en exigeant mon départ.

Plus grave, j'ai compris que les fondateurs ne souhaitaient désormais qu'un Président à leurs ordres en totale contradiction avec les motifs de ma venue et l'exigence de sincérité que les adhérents attendent.

Vous comprendrez dans ce contexte qu’il était de mon devoir de vous informer de la situation réelle dans laquelle le Mouvement se trouve et de ma décision de démissionner de Nous Citoyens et de sa fonction de président avec effet immédiat.

Durant tous ces mois à vos côtés, j’ai pu mesurer la sincérité de vos engagements, le courage et les sacrifices que cela suppose de votre part, en temps, en énergie, en conviction et en argent.

Comme on le voit dans plusieurs pays d’Europe, la société civile a un rôle majeur à jouer, et la France a besoin de vous.

Je suis tellement persuadé que vous êtes dans le vrai, que le rassemblement des citoyens partageant nos valeurs ouvre une voie nouvelle d’espoir pour l’avenir de notre pays : de là où je serai, je continuerai à vous apporter mon engagement personnel désintéressé, mon expérience de la vie française et européenne, ma pratique de ces organisations, et le crédit d’une carrière professionnelle généralement estimée.



A très vite, avec tout mon attachement.



Jean-Marie Cavada

Député européen"

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